29.11.2020

Tribune 2 des syndicats de la FES: penser le renouveau du mouvement syndical au Bénin grâce aux jeunes et aux femmes

Vendredi 27 novembre 2020 s’est tenu à Ouidah le 2e numéro de la « Tribune des Syndicats » de la Fondation Friedrich Ebert Bénin.

Le numéro 2 de « comprendre pour mieux agir » relève désormais du passé. Le vendredi 27 novembre a eu lieu à Ouidah la « Tribune des syndicats 2020 » organisée par la Fondation Friedrich Ebert en partenariat avec les centrales syndicales du Bénin.  Les échanges ont porté sur la « Perte d’influence des syndicats au Bénin : la promotion des jeunes et des femmes pour un renouveau du mouvement syndical au Bénin ».

Cette 2e tribune de l’année 2020 ambitionne selon Nouratou Zato, chargée des programmes à la Fondation Friedrich Ebert, « de s’interroger sur les implications majeures de la perte d’influence des syndicats au Bénin et sur la participation réelle et l’engagement actif des jeunes et des femmes dans les syndicats ». Pour le Représentant résident, Hans-Joachim Preuss, le thème est d’un grand intérêt parce que selon lui « sans la jeunesse, les syndicats n’ont pas d’avenir ». Pourtant « l’audit du paysage syndical au Bénin », présenté en propos liminaires à cette occasion par Dr Azizou Chabi Imorou démontre la faible mobilisation des jeunes et des femmes dans un contexte de perte progressive d’influence des syndicats au Bénin.

Selon Kohovi HESSOU, Ancien Porte-Parole du Front de l’Éducation, cette crise est liée à l’abus des syndicats de leur pouvoir. L’acteur syndical pense que « la vocation première du syndicalisme n’est pas la grève, mais plutôt la défense des intérêts matériels et moraux de ses militants ». Thimotee ADEROMOU SGA CSUB pense quant à lui que cette perte d’influence s’explique par le fait que « les syndicats de base ont perdu la culture des cotisations et les lois prises par le gouvernement concernant la limitation des droits de grève et la loi sur l’embauche ».

Tous les panellistes ont reconnu à l’unanimité que le mouvement syndical bat de l’ail et qu’il urge de lui insuffler une nouvelle dynamique. Prendre conscience de cette crise est à en croire Aubierge GLONOU, SGA de UNSTB un début de solution. Elle a fait savoir que le taux de syndicalisation fait état de 5% et les jeunes et les femmes ne s’y retrouvent souvent pas. Une couche de la population que Thimotee ADEROMOU considère comme « pierre angulaire du visage syndical au Bénin». Il a alors suggéré une meilleure implication des jeunes et des femmes dans les initiatives syndicales. À ce sujet, Kohovi HESSOU, Ancien Porte-Parole du Front de l’Éducation pense que cela n’est possible que sur la base de l’intérêt des jeunes. « Pour qu’un jeune puisse adhérer à un mouvement syndical, il lui faut avoir la vocation, qu’il sache l’intérêt que le syndicat peut lui procurer dans l’exercice de sa fonction », a-t-il reconnu.

Karim ADEGNIKA membre de la CSA-BENIN a proposé en guise de solution que l’action syndicale ne soit pas seulement limitée à la carrière, mais prenne en compte, les droits de l’homme, les ODD.

HESSOU Kohovi est convaincu que « les jeunes peuvent apporter de la plus-value s’ils reçoivent une bonne formation syndicale ». Il a aussi félicité la Fondation Friedrich Ebert qui a beaucoup contribué selon lui « à la mobilisation des femmes confrontée aux pesanteurs sociales ».

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